Prières de la Hiérurgie Gnostique


Signe de croix
Le signe de croix en Tau (T) est fait horizontalement de gauche à droite, puis vers le bas.

Au nom du très Saint Plérôme, de l’Éon Christ, de l’Éon Sophia et de l’Éon Pneuma-Agion. Amen.


Gloria
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit,
comme il était au commencement, maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles.

Pater Noster
Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié ;
que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien et pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles.
Amen.

Prière aux Éons
Je vous salue, je vous salue, Royaume de la clarté éternelle.
Je vous salue, je vous salue, Plérôme de la Divinité !
O mer immense,
Où la matière se met en mouvement,
Mystère du silence,
De l'amour et de la beauté,
 
Heureux êtes-vous, Eons
Immortels de la vraie vie
Oh vous, émanations
Du lucide Plérôme
Nous vous voyons présents ici
Brillant dans vos vêtements blancs.
Amen.

Prière au Divin Propator
Divin Propator, Toi dont la gloire est incompréhensible, regarde-nous avec compassion, et répands sur nous et sur ceux qui prient l'abondance de tes miséricordes et de ta tendresse. Amen.

Prière à la Vierge de la Lumière (oraison angélique)


Je vous salue, Lys d'une blancheur éclatante du Plérôme resplendissant et toujours tranquille, et Rose toujours brillante des délices célestes, de qui est né et du lait duquel est nourri Jésus, la Fleur des Éons, qui a voulu que nos âmes soient nourries par les averses de votre divinité. Amen.

Credo Gnostique


Je crois que tout procède d'un Principe Universel ineffable sans limite et sans forme, Un dans son essence et triple dans sa manifestation : Père, Fils et Saint-Esprit.
 
Je crois que ce Principe est le Propator suprême, et que la Pensée, indissolublement liée à lui-même a engendré la hiérarchie des Éons Saints, qui sont ses attributs, par lesquels il se manifeste, et qui émanés de lui lui sont consubstantiels.
 
Je crois que le Démiurge est le principe de la division et de l'égoïsme, qu'il a produit toutes les relativités, et qu'il est donc le créateur de toutes les formes et de toutes les existences individuelles, mais que le principe supérieur qui est en lui et avec lequel il est lié à l'Esprit Universel, procède directement du Propator.
 
Je crois que l’Éon Christ, uni à l'Esprit Saint, se manifeste à nous à travers les "Sauveurs".
 
Je crois que le but de la mission de ces Sauveurs est de nous préparer à l'avènement du Paraclet qui est l'Esprit Saint et qui se manifeste à nous comme la Vierge de la Lumière.

Je crois que tous les êtres entreront enfin dans le giron du Plérôme, où l'Harmonie, la Justice et la Grâce règnent dans tous les Éons.
 
Amen.

Prière d'action de grâce


Ô Divin Plérôme, que nos lèvres soient pleines de tes louanges, que nous puissions chanter à ta gloire. Préserve-nous dans ta sainteté, et que ce jour soit entièrement consacré à la méditation de tes merveilleux bienfaits. Gloire à toi, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Approche de la prière


Prier, c'est plus que réciter des mots. Prier exige de faire le silence à l'intérieur de soi, de se libérer des pensées négatives, et de mettre au diapason de l'esprit une compréhension intelligente du sens de la prière.
 
Ce message de Constant Chevillon (Tau Harmonius), patriarche de l'Église Gnostique de 1936 à 1944, décrit l'approche de la prière dans notre tradition :

La prière est la seule magie véritable et sainte. La magie cérémonielle, trop souvent, met la volonté au service de l'orgueil. La prière, par contre, est une aspiration très humble du fini vers l'Infini. Une personne qui prie ressemble à un désert qui s'efforce de devenir une prairie pleine de fleurs et, de plus, elle n'exige pas, elle supplie.

Cependant, le commun des mortels ignore tout ce que la prière implique. Pour l'écrasante majorité d'entre eux, prier c'est prononcer des mots avec les lèvres et parfois avec le cœur, l'ardeur correspondant à l'intensité de leurs désirs ; ou bien se prosterner dans un temple ou un oratoire pour implorer, d'un Dieu anthropomorphique et selon leurs propres désirs, des dons gratuits, entièrement matériels, comme la santé, la richesse, le succès ou l'amour. Ainsi, nous prions aujourd'hui comme le faisaient les Juifs d'autrefois, souhaitant échanger la manne contre les oignons d'Égypte.

Certes, une prière demandant les biens de ce monde est, bien sûr, permise. S'adresser au Père miséricordieux, en lui demandant de nous préserver de la misère physique, est un hommage à sa toute-puissance. Nous oublions cependant trop souvent les paroles de l'évangile : "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa Justice et tout le reste vous sera donné".

La prière ne doit pas avoir pour seul but de briser le cercle infernal de la destinée ; elle est beaucoup plus élevée et noble. C'est une élévation surhumaine vers la splendeur divine, ainsi qu'un agenouillement - c'est une extase indicible - face à l'Ineffable Charité.

Pour pouvoir prier de cette manière, il est nécessaire de faire le silence en soi. Se libérer de toutes les mauvaises pensées, même celles qui sont simplement négatives. Il est nécessaire de mettre le sentiment, la compréhension et la raison au diapason de l'esprit, d'entrer dans un état de passivité pour permettre à l'activité divine de se réaliser à l'intérieur. Il faut se défaire de l'indifférence et de la froideur, faire un holocauste de son propre être, et projeter au-dessus de tout égoïsme humain, un prodigieux appel d'amour.

Alors le canal de la Béatitude s'ouvre dans sa sublimité. Deux courants se projettent l'un vers l'autre. Le premier courant, ascendant, porte l'homme dans le sein de Dieu ; le second, comme un fleuve céleste, descend sur la terre pour faire concevoir à l'âme une grossesse d'éternité. Et cet être fini, ce rien, perdu dans l'océan de l'Être sans limites et sans lieu, est porté jusqu'aux confins de l'Absolu. Une opération mystérieuse par laquelle, autrefois, le Fils de Dieu est devenu le fils de l'homme, se répète dans son sens inverse. La distance devient inexistante. La nature humaine, désormais transfigurée dans une union incompréhensible, embrasse la volonté de Dieu, sa justice et sa miséricorde.

Lorsque la prière atteint de tels sommets, combien les choses terrestres paraissent alors insignifiantes ! Les mots de Chrysostome sont lumineux dans leur sévérité : Vanité des vanités, tout est vanité ! Richesses, vanité ! Les honneurs, vanité ! Puissance humaine, Vanité des vanités ! Tout disparaît sous le souffle ardent du Paraclet, il n'y reste que l'immense fournaise de l'amour :

FONS........VIVUS........IGNIS........CARITAS

Les saints sont-ils seuls capables de se perdre dans ce transport mystique, voisin de la béatitude ? Non. Si la paix est avec lui, tout homme de bonne volonté est capable d'y parvenir, car toute prière est sainte lorsqu'elle s'appuie sur la foi et l'espérance - même mesurée selon des critères humains. O vous, au cœur humble et à l'esprit pur, ne vous découragez pas malgré l'apparente stérilité et inefficacité de vos prières. Si vous demandez des faveurs temporelles, ne soyez pas surpris si vous ne recevez rien. Le royaume du Christ n'est pas de ce monde, et vos désirs sont bien peu de chose en comparaison du don éternel qui, sans le savoir, vous est accordé.

Prie donc, dans les hauteurs de l'extase, pour toi-même et pour les autres ; mais prie surtout pour les autres, en te rappelant la dernière vision de Denys l'Aréopagite qui, à la veille d'être torturé, pensait dans sa prison au salut de l'humanité. Jésus vint le réconforter et lui dit : "Si tu pries pour les autres, tu seras exaucé." Or, si Dieu peut payer au centuple la moindre aumône donnée aux pauvres, en son nom, comment remboursera-t-il le fruit de vos prières ?

Source :
L'Initiation, Octobre-Novembre-Décembre 1963 pages 150-151.



 

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